Daywiz

Cela faisait déjà cinq années qu’il avait quitté Londres pour Felixstowe.

Il avait tout laissé derrière lui : l’agitation de la ville, la pression sociétale, ses proches et son héritage, emportant pour seul bagage sa singularité et quelques livres, à peine de quoi vivre une semaine.

C’est  ici, dans cette paisible ville portuaire, qu’il s’était reconstruit. Bien plus que des amis, il y avait trouvé une véritable famille, de formidables personnes qui l’avaient épaulé et pris sous leurs ailes jusqu’à ce qu’il se fasse une situation, et c’était chose faites puisqu’il travaillait désormais comme garçon de café dans un établissement tout à fait charmant. Le gérant, un homme bon et généreux, le considérait comme son propre fils, et c’était une belle chose que de les voir rire aux éclats, liés par quelques facéties dont eux seuls avaient le secret.

Pourtant, sa véritable renaissance ne débuta que bien plus tard.

C’était un matin de printemps et, comme à son habitude, Tyler travaillait au café depuis quelques heures déjà quand elle poussa la porte de l’établissement, faisant tinter le carillon accroché à l’entrée. Le temps lui sembla subitement s’être suspendu. Elle avait de sublimes cheveux roux, bouclés et coupés aux épaules, des yeux d’un bleu si profond que le jeune homme manqua de s’y perdre, et ses taches de rousseurs, parsemées sur sa peau, étaient autant d’étoiles flamboyantes qui rougissaient son corps cristallin. Elle lui adressa un sourire timide, pourtant radieux, rehaussant à merveilles ses joues saillantes, et il ne put s’empêcher de rougir.

Elle arrangea sa jolie robe bleu et s’installa à la table la plus proche de la devanture, ce qui lui accordait tout le loisir qu’elle désirait pour admirer les quelques badauds qui se promenaient sur la rue piétonne. Il ne perdit pas une seconde, saisit son calepin, son stylo, et vint prendre sa commande.

— Je vous prendrai un bon chocolat chaud, le meilleur que vous fassiez, et puis un petit gâteau aussi… Je ne sais pas trop lequel choisir, il y a tellement de bonnes choses sur cette carte ! Servez-moi donc ce que vous préférez, ce sera parfait, merci !

Elle avait dans le regard une expression remarquable, un sentiment qu’il ne parvenait pas à saisir et qui ne faisait que redoubler son attrait pour elle. Il reprit place derrière le comptoir et s’appliqua à préparer une tasse de chocolat parfaite. Il dessina avec la mousse un trèfle à quatre feuilles, puis clairsema le tout de petits copeaux de chocolat noir. Prenant du recul et jugeant le breuvage, il trouva cela plutôt simple mais, puisqu’elle lui semblait bien être irlandaise, il songea que cette attention pourrait l’amuser. Il ajouta quelques cookies au plateau, les meilleurs de tout Felixstowe, et le lui porta.

Elle le remercia chaleureusement, s’amusa brièvement du motif et, alors qu’il s’apprêtait à prendre congé, il remarqua le bracelet qu’elle portait au poignet droit. C’était un bracelet tout à fait classique, fait de petites perles de bois grossièrement taillées, vernies et assemblées sans aucune logique esthétique. Ce bracelet aurait pu paraitre banal à n’importe qui dans ce monde, seulement Tyler connaissait son origine, puisqu’il portait exactement le même, quoi qu’un peu plus imposant. Il restait interdit, décontenancé par cette découverte. Elle rougie.

— Je n’étais pas certaine de t’avoir reconnu, cela fait tellement longtemps.

Il s’assit alors à sa table, le visage empourpré, gêné de ne pas l’avoir reconnue au premier regard, toutefois comblé de la revoir après toutes ces années.

 — Asslin ? Mon dieu, mais si l’on m’avait dit qu’il était possible de tomber amoureux de la même personne par deux fois, je ne l’aurai jamais cru !

Elle tapota nerveusement le plateau du bout de ces tous petits doigts et, s’en apercevant, elle décida de glisser ses mains autour de la tasse brûlante. La surprise laissait peu à peu place à l’excitation. Sans hésitation aucune, cela lui ressemblait bien, il osa lui confier le doute qui l’avait alors saisi :

 — Je t’en prie ma petite renarde, dis-moi que tu n’es pas venue accompagnée.

Elle esquissa un sourire, amusée par la question.

— Cela te gênerait tant que je ne sois pas seule ? Serais-tu jaloux ?

— Je ne t’ai jamais oublié, et mon cœur ne saurait s’infliger que de te voir au bras d’un autre homme.

— Oh, je t’en prie, ne te joue pas de moi ! Crois-tu encore m’aimer après toutes ces années ? Tu ne m’as donné aucune nouvelle depuis le jour où tu es parti, sans même m’adresser d’adieux, par ailleurs.

Elle avait parlé d’une voix posée et désintéressée, bien trop d’ailleurs pour que cela soit naturel. Il s’empressa de se justifier :

—  Je voulais te voir, mais ils m’en ont empêché. Tu sais à quel point tu comptes pour moi, et tu sais bien que mes parents voyaient notre relation d’un très mauvais œil. Ils avaient peur, tu peux le comprendre. Pourtant, je n’ai jamais ne serait-ce que pensé à céder, mais que peux un adolescent face à l’autorité de ses parents ? Ils m’ont inscrit dans un nouveau lycée, à Londres, sans m’en avertir, et j’y ai été envoyé en pensionnat du jour au lendemain. Ma tante menaçait de renvoyer ta mère si j’osais t’écrire, et je ne voulais pas vous infliger cela, alors j’ai patienté. Et quand enfin j’ai pu sortir de cet infâme école, quand enfin j’eu l’âge de prendre mon indépendance, on m’apprit que tu avais quitté l’Irlande pour t’installer aux Etats-Unis, et je n’avais alors plus aucun moyen de te retrouver. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de m’installer à Felixstowe. Tu m’avais tant de fois parlé de cette ville, et si je ne pouvais te revoir, cela me donnait le sentiment de nous réunir, une derrière fois.

Elle s’était enfoncée dans sa chaise, le visage illuminé par la satisfaction qu’elle éprouvait tandis qu’elle écoutait les aveux du jeune homme.

— Je suis navrée, mentit-elle. J’ai appris assez tardivement, par quelques connaissances, que tu avais effectivement été forcé à partir. Je souhaitais vérifier l’information, m’assurer que tu n’avais pas demandé à ton entourage d’inventer quelques histoires pour couvrir ta veulerie.

Alors qu’elle parlait, il lui avait instinctivement saisi les mains, guidé par l’un de ces reflexes du « bon vieux temps ». Elle rit aux éclats, et lui lança, enjouée :

— Eh bien, tu n’attends pas de savoir si je suis accompagnée ?

Il se pencha alors au-dessus de la table, déposa un doux baiser sur la joue de sa belle et, changeant quelque peu de registre, il lui chuchota à l’oreille : « Qu’il ose venir m’en parler s’il le souhaite, tu ne peux imaginer quelle force me procure ta seule présence. Tu auras beau tenter de le nier, tu sais que c’est toi et moi. Rien d’autre ne saurait perdurer. »

Elle plongea son regard dans le sien, et ne put que constater sa sincérité : déjà son regard s’était éclairé, les flammes ne tarderaient à s’embraser.

***

Il ne la revit qu’à la tombée de la nuit, alors qu’elle se promenait le long de la plage, accaparée par quelques pensées. Lui-même avait passé la journée à cogiter, tournant et retournant les mêmes questions des centaines de fois dans son esprit.

Il avait besoin de lui parler, c’est pourquoi il entreprit de l’interrompre :

— Est-ce que tu l’aimes ?

Elle se retourna, visiblement surprise de le croiser de nouveau.

— Tu m’as suivie ?

—  Je vis ici, je n’ai pas besoin de te suivre pour te rencontrer. J’ai besoin de réponses sincères, Asslin. J’ai besoin de savoir ce que tu éprouves à son égard

Elle resserra ses bras autour de sa taille, la question lui déplaisait fortement.

— Comment en es-tu arrivé à la conclusion que je partage ma vie ?

— Si tu avais été seule, je pourrai parier que tu m’aurais rendu mon baiser, répondit-il, orgueilleux à souhait.

— Quelle assurance !

— N’évite pas ma question, réponds-moi, j’ai besoin de savoir.

Stoïque, le jeune homme avait pourtant resserré ses poings et tentait de maîtriser l’anxiété qui peu à peu commençait à gonfler ses veines. Il ne redoutait pas de la savoir avec un autre homme que lui, sa belle avait un besoin perpétuel de se nourrir et il le comprenait mieux que quiconque. Lui-même avait dû se rassasier à plusieurs reprises au cours de ces dernières années, par quelques aventures sans lendemain, en compagnie de créatures dont il ne savait rien et qu’il ne reverrait jamais. Non, ce qu’il redoutait, c’était de la savoir éprise d’un autre que lui.

Un sourire satisfait se dessinait sur le visage d’Asslin, elle pouvait sentir la nervosité du jeune homme et se délectait de pouvoir enfin goûter à la force de son daywiz. Elle ne pouvait s’empêcher d’attiser sa frustration. Elle lui répondit enfin :

— Oui, Tyler, je partage ma vie avec un homme. Un trader, figure-toi ! C’est quelque chose, tout de même. Il gagne très bien sa vie et, bien entendu, il me fait profiter de sa bonne fortune. C’est simple, il ne me refuse absolument rien ! C’est rare, tu sais, un homme aussi généreux. Bien entendu, notre vie sociale est également riche, nous avons un bon nombre d’amis, tous très bien placés, et nous ne manquons jamais l’occasion de nous retrouver autour d’un cocktail, dans l’une de ces belles soirées dont j’ai tant de fois rêvé.  Ryan est tellement adorable, un vrai gentleman ! Et bien plus encore…. C’est simple, je vis un véritable conte de fée !

Il la dévisagea longuement, faisant tourner ses paroles dans son esprit, cherchant une réponse dans le bleu de ses yeux, puis il décida finalement que si ses paroles étaient vraies, il était peu plausible qu’elle soit heureuse comme elle osait le prétendre. Il l’imaginait mal prendre plaisir lors de soirées mondaines, cela ne lui ressemblait en aucun cas. Il se détendit un peu et décidât même de rentrer dans son manège :

— Et ton gentleman est adorable au point de ne pas t’accompagner lors de tes escapades ? Tu as raison, tu es grandement chanceuse !

— Tu dis juste ! Il est occupé par son travail et, à notre plus grand regret, il n’a pas toujours la possibilité de m’accompagner.

— Par son travail ? Oui, bien sûr, tu as raison, c’est une évidence. Mais, dis-moi, n’es-tu pas effrayée de le laisser seul alors que tu pars à l’aventure ? Un trader, c’est quelque chose, l’argent à de puissants pouvoirs d’attraction.

— Rien ne pourrait plus le satisfaire que ma présence, répondit-elle, glaciale.  Et puis, j’ai confiance.

— Je le sais bien, ma renarde, mais tu es bien trop innocente, et ton trader est sans doute bien trop accaparé par ses chiffres pour accorder suffisamment d’importance à tes intentions. Ce n’est qu’un homme, et tu devrais te montrer plus méfiante si tu ne souhaites pas le découvrir un jour partageant votre lit. Enfin, si tu as confiance, alors rien ne peut arriver !

Il avait visé juste, Asslin était touchée. Elle se renfrogna, fronça son petit nez comme elle avait coutume de le faire chaque fois qu’elle était vexée, et se refusa à répondre à cette attaque. Tyler n’en avait pourtant pas terminé, il désirait connaitre le fond du problème. Il tenta une dernière offensive.

— Je dois m’assurer d’une chose, Asslin. La question va te déplaire, encore une fois, mais elle est essentielle. Qu’as-tu fais de fâcheux ?

Son visage se décomposa, Asslin avait perdu toute assurance et il pouvait désormais sentir la profondeur de sa détresse.  Il désirait ardemment l’aider, mais pour cela elle devrait d’abord parler. Ce qu’elle fit instinctivement. Avait-elle vraiment le choix ? N’était-elle pas venue pour tout lui avouer ?

« — Tyler ! Comment peux-tu oser une question dont tu connais déjà la réponse ?! Oh, que tu es ignoble, je te déteste de me forcer à parler ! Tu ne sais pas, tu ne peux pas savoir ce qu’il m’a fait subir, s’empressât-elle de se justifier. Il m’y a forcée, je n’ai pas eu le choix ! Il me tenait prisonnière, je n’avais nul part où aller et il en profitait, il profitait tellement de moi !

Il savait ce que je suis et il aurait bien trouvé le moyen de me faire interner si cela l’avait arrangé, il aurait seulement eu à claquer des doigts et à me prétendre folle à lier !! Et puis, j’ai honte, tu sais, mais moi aussi je finissais par penser que j’étais folle, comment aurait-il pu en être autrement ? Mes souvenirs, mes dons, toi, tout me semblait tellement distant, il aurait pu s’agir d’une pure invention de mon esprit que cela ne m’aurait pas surprise.

Je n’en pouvais plus de cette vie et de cette ville bruyante, mais je ne savais pas comment m’en sortir. Et il m’humiliait, et il me traitait comme une femme médiocre, et il me faisait tellement craquer ! J’avais peur, pourtant. Oui, j’avais peur, mais pas de lui, j’avais peur de ce monde qui m’aurait rejeté si je l’avais quitté. Il me disait des choses terribles, et j’y croyais, parce que je n’étais pas capable de m’aimer comme tu le faisais. J’aurai tant aimé savoir, mais je n’en étais pas capable.

Les yeux humides, elle contenait bien malgré elle ses larmes qui déjà perlaient le long de son visage. Elle prenait à peine le temps de respirer entre chacune de ses paroles, elle avait besoin de se libérer. Elle continua :

— Et puis un jour, enfin plutôt un matin, je suis rentrée plus tôt que prévu d’un voyage en France, et il était là, dans notre appartement, dévasté, envahit de bouteilles d’alcool, de clopes encore fumantes, et en compagnie d’une fille quelconque qu’il avait ramassé au cours de la soirée! Ça a été un électrochoc, le temps sembla s’être évanoui dans le même temps que mes illusions, c’était  comme si tout ce que j’avais ignoré jusqu’à ce jour devenait tout à coup limpide et me frappait au visage. J’ai revu ces cinq dernières années défiler sous mes yeux et c’est partit comme cela m’est venu : violemment. J’ai hurlé et il en a eu le cœur qui a sauté, oui il a littéralement implosé, ce con ! La fille s’en est sorti à peu de choses près, ce n’était pas tant à elle que j’en voulais, ce n’était qu’une sotte, mais je serais prête à parier qu’elle n’oubliera pas mon visage de sitôt ! »

Sa tristesse avait fait place à la colère, qui bientôt céderait à la résignation. Asslin était bien une femme d’eau, fluctuante, totalement imprévisible.

Ils ne dirent pas un mot durant les 5 minutes qui suivirent cet exposé, ce qui suffit à Asslin pour se calmer. Elle semblait avoir recouvert sa sérénité, comme si ces aveux n’avaient jamais eu lieu, comme si, une semaine auparavant, elle avait décidé de laisser la vie à Ryan.

— Serra-tu capable de m’apprécier malgré ce que je viens de te dire, Tyler ?

—  Dieu que oui, Asslin ! Je t’aime sans condition, et rien ne saurait changer cela. Je t’aimerai à jamais comme je t’ai toujours aimée : de tout mon être. Tu n’as pas subit toutes ces horreurs en vain, te voilà plus forte et enfin prête à prendre ta vie en mains. Tu t’es défendue et te tiens entière devant moi, c’est tout ce qui m’importe.

Face à ces paroles, elle s’interdisait, avec grande peine, de laisser transparaitre la moindre émotion. Sous ses apparences hautaines se cachait une enfant effrayée par la vie et bien plus encore par l’amour.

Elle le désirait pourtant, et elle ne devait tarder à laisser tomber les barrières qu’elle s’imposait.

— Puis-je te poser une dernière question ?

— Essaie toujours.

— Pourquoi es-tu ici ?

Les vagues se dressaient désormais, violentes, imposantes, et c’était arrivé si précipitamment que la jeune femme pensa qu’elles avaient sans doute pris la pleine mesure de leur conversation. La tension qu’ils éprouvaient s’était peu à peu rependue dans l’air. Le vent fouettait ses cheveux sur son visage, elle dirigea son regard en direction de Tyler. Ses lèvres tremblaient alors qu’elle se refusait d’avouer sa présence à Felixstowe. Elle l’examinait, détaillait ces traits qu’elle connaissait par cœur mais qui pourtant, tout comme les siens, avaient bien changés. S’il demeurait beau dans ses souvenirs, il l’était bien plus encore aujourd’hui, et l’attirance qu’elle avait ressentie à leur première rencontre semblait s’être soudainement ranimée. Elle le regardait avec envie, envie de ce corps, de cette âme, de cette énergie.

« Si l’on m’avait dit qu’il était possible de tomber amoureux de la même personne par deux fois, je ne l’aurai jamais cru. »

Elle se sentait défaillir, ses sens prenaient le pas sur sa conscience, son instinct la poussait à s’affirmer.

 — J’avais espoir de te retrouver. J’ai besoin de toi.

Il recula d’un pas, amusé.

— Je sais à quoi tu penses, ma petite renarde, et tu sais que l’idée n’est pas fameuse !  Ma famille t’en voudrait bien que tu me fasses subir cela !

— Je me moque bien de ce que penserait ta famille ! Toi, qu’en penseras-tu ?

— Mais moi je te donnerai mon cœur s’il venait à te manquer le tiens !

— C’est exactement ce dont j’ai besoin, oh je t’en prie aide moi !

Elle se rapprocha encore, prit tendrement le visage du jeune homme dans ses mains et posa ses lèvres sur les siennes, son regard cyan et perçant plongé dans ceux de son daywiz.

Le vent redoublait d’intensité, et c’était comme si tout autour d’eux avait disparu, emporté par la tempête qui se levait.

Envoûté, il la saisit par la taille et, tout en lui rendant son baiser, il laissa son pouvoir l’accaparer. Possédé par la belle sorcière, ses yeux noisette ne tardèrent pas à revêtir le plus brûlant des rouges, tout comme ceux de la jeune femme semblaient désormais perdus dans le néant de l’océan. Son corps s’embrasait, et plus il resserrait son emprise, plus il sentait la jeune femme céder dans ses bras, soulagée de cette douleur qu’il lui ôtait, soignée des maux qu’elle avait accumulée pendant ces nombreuses années de séparation et de déni. Il l’embrassa jusqu’à ce qu’il l’ait purgée de toute énergie destructrice, et alors seulement ils se laissèrent glisser au sol, épuisés.

Tyler passa ses mains dans les cheveux de sa renarde, blottie tout contre lui.

L’orage éclata enfin.

(2015) Tous droits réservés

Crédit photo : Clem Onojeghuo

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :