Submergeante pensée

Elle ferme les yeux, juste l’espace d’un instant, le temps que l’espace-temps disparaisse et que paraisse enfin la douleur. Submergeante. Elle se demande, est-ce qu’un poignard pourrait bien plus la faire souffrir ? Elle se demande et le désire, oh ce qu’elle aimerait oublier la rancœur des mots déplacés ! Placée là, plantée au milieu de sa vie, elle sert ses petits poings, ressens la négation longer sa gorge, s’élever pour mieux se disperser, puis percer ses paupières. Elle se demande, est-ce que son sang pourrait bien plus lui manquer? Elle se demande et le désire, oh ce qu’elle aimerait que son sang remplace ses larmes ! Vermeille merveille qui l’éloignerait un peu de ses pesantes pensées, mais pense-t-elle à tort ?
Elle ouvre les yeux, l’espace d’un instant, le temps que l’ennui disparaisse et que ne paraisse l’envie. Elle vie mais ne parait plus.

(2015) Tous droits réservés

Crédit photo : Frantzou Fleurine

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